Livre d'Or
Bibliographie
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Le Mur de l'Atlantique
et la Forteresse Saint-Nazaire |
| Depuis l'entrée en guerre des Etats-Unis en décembre 1941 |
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Les Allemands, qui ont envahi de très nombreux pays en Europe dans les premières années de la guerre, ont changé de stratégie depuis l'entrée en guerre des Etats-Unis en décembre 1941. Quand ce grand pays aux ressources considérables a rejoint l'Angleterre, les Allemands n'ont pas eu d'autre choix que de passer à la défensive : il s'agit maintenant de conserver les pays conquis. Pour se faire, l'état-major allemand charge l'Organisation Todt, organisme paramilitaire responsable de la construction des autoroutes en Allemagne avant-guerre, de réaliser un gigantesque chantier : une ligne de défense qui doit s'étendre de la frontière franco-espagnole jusqu'au Nord de la Norvège. Pour les besoins de la propagande, cette ligne de fortification est baptisée "Le Mur de l'Atlantique". Cette muraille de béton et d'acier qui va couvrir les côtes françaises, belges, hollandaises, danoises et norvégiennes doit empêcher toute tentative de débarquement de la part des Alliés.
("Guide souvenir Le Grand Blockhaus - Musée de la Poche de Saint-Nazaire" par Luc Braeuer, Conservateur du Grand Blockhaus)
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| Comment faire pour protéger ces 6 000 kilomètres de côtes ? |
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Evidemment, compte tenu de la gigantesque zone à défendre, les Allemands se retrouvent confrontés à un dilemme : comment faire pour protéger efficacement ces 6 000 kilomètres de côtes sachant que les Alliés pourront, lors de l'attaque, concentrer toutes leurs forces sur un seul point ? Partant du fait que les Alliés auront besoin d'au moins un grand port pour débarquer du matériel lourd, ils décident de fortifier en priorité tous les grands ports du littoral. Entre ces ports, les défenses seront moindres.
("Guide souvenir Le Grand Blockhaus - Musée de la Poche de Saint-Nazaire" par Luc Braeuer, Conservateur du Grand Blockhaus)
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| La constitution de la Festung Saint-Nazaire |
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Saint-Nazaire fait partie des forteresses devant être conservées à tout prix. Les Allemands organisent donc la défense de son port en construisant de la Vilaine à Pornic environ 1300 bunkers regroupés dans des points d'appui. Chaque point d'appui reçoit un numéro d'identification qui permet de le situer immédiatement sur une carte.
De la Vilaine à Pornichet les points d'appui sont numérotés de Tu 1 à Tu 302, le code "Tu" faisant référence à La Turballe ; la forteresse Saint-Nazaire proprement dite regroupe les positions défensives allemandes dans un rayon de 10 km au nord et au sud de la ville : ses points d'appui sont numérotés de Nz 1 à Nz 428, le code "Nz" est rattaché à Saint-Nazaire ; du sud de St-Brévin à Pornic ils portent les numéros d'identification de Mi 1 à Mi 302 en référence à St-Michel-Chef-Chef. Ces points d'appui sont défendus principalement par la marine allemande, mais aussi par des troupes des armées de terre et de l'air.
En fait la marine est chargée de la défense de la région face à une attaque maritime et aérienne. Les batteries de marine côtières disposent de canons à moyenne et longue portée pour tirer contre des bateaux en mer. D'autres batteries de la marine sont chargées, avec des canons anti-aériens, de lutter contre les attaques d'avions anglais et américains.
L'armée de terre doit lutter contre un ennemi déjà débarqué à terre. Elle s'appuie sur deux sortes de points d'appui : ceux qui sont équipés de canons à moyenne portée et qui sont placés en retraits des côtes, ceux qui sont équipés de moyens de lutte contre l'infanterie (canon de petit calibre, mitrailleuse, lance-flammes, mortier…) et qui sont placés directement sur les plages ou sur la ligne de défense terrestre en arrière du port.
L'armée de l'air, pour sa part, est chargée à l'aide de différents radars de la détection d'éventuels attaquants. Dans la mesure du possible les bunkers sont enterrés, camouflés sous des filets ou parfois déguisés en villas. Cependant les soldats qui y sont casernés ne sont pas des troupes d'élite ; ils sont souvent assez âgés et de plus parmi eux se trouvent de nombreux Russes, Géorgiens, Polonais, Tchèques… qui ont été enrôlés de force dans l'armée allemande. Ils n'ont pas eu beaucoup de munitions pour s'entraîner et ont été fatigués à édifier des obstacles anti-débarquement sur les plages.
("Guide souvenir Le Grand Blockhaus - Musée de la Poche de Saint-Nazaire" par Luc Braeuer, Conservateur du Grand Blockhaus)
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