Livre d'Or
Bibliographie
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| La mise en place de la 25e division d'infanterie |
| La venue du Général de Gaulle à Nantes le 14 janvier 1945 |
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Du 5 au 7 janvier 1945 le général de Larminat, commandant de toutes les forces françaises en opération sur l’Atlantique, fait une visite du front de la Poche. Une semaine plus tard, le 14 janvier, le général de Gaulle, président du G.P.R.F., vient remettre la Croix de la Libération à la ville. C’est le maire Clovis Constant qui reçoit la distinction au nom de ses administrés. Le général est accompagné, lors de la cérémonie, par le général de Larminat, le colonel Chomel et le commissaire de la République Michel Debré. Le 32e R.I. en poste dans le secteur de Saint-Etienne-de-Montluc a été désigné pour rendre les honneurs au général. Le chef du 32e R.I. le lieutenant-colonel Costantini est accompagné du drapeau porté par le sous-lieutenant Munier et d’une compagnie commandée par le capitaine Desbiens.
Le 25 janvier la direction des F.F.I. est supprimée au ministère de la guerre à Paris. Les bataillons F.F.I. sont dissous les uns après les autres pour rentrer dans la formation d’unités régulières de la 25e Division d’Infanterie en Loire-Inférieure et de la 19e Division d’Infanterie dans le Morbihan. La mission de constituer la 25e D.I. revient à Raymond Chomel nommé général de brigade. Enfin les tenues vont s’harmoniser. Les hommes de la division perçoivent des uniformes et des équipements britanniques. Ils sont habillés comme des soldats de sa Majesté de la tête aux pieds : brodequins noirs avec bouts renforcés, guêtrons en toile, pantalons et blousons Battledress, brelages Pattern 1937 et casques Mark II surnommés « plats à barbe ».
("L'incroyable histoire de la Poche de Saint-Nazaire" par Luc Braeuer, Conservateur du Grand Blockhaus)
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| Le 20e Régiment d’Artillerie Divisionnaire entre en jeu |
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Début novembre 1944, le colonel Chomel a décidé de constituer une unité d'artillerie au sein de la future 25e Division d'Infanterie. Accompagné des capitaines Koch et Poupet, il va reconnaître le faible matériel existant sur le terrain. Pour réorganiser l'artillerie sur la Poche, il appelle un ancien camarade qui a participé avec lui à la guérilla dans l'Indre, le lieutenant-colonel René Blanquefort.
Le lieutenant-colonel Blanquefort s'installe à Nantes le 6 décembre. Il décide de créer un groupe d'artillerie pour les sous-secteurs de Fégréac, Plessé, Saint-Etienne-de-Montluc, Port-Saint-Père et Bourgneuf. Ces groupes doivent appuyer à vue l'infanterie de chaque sous-secteur. Il n'y aura finalement que quatre groupes. Le sous-secteur de Fégréac, déjà couvert par l'artillerie américaine, est abandonné.
Le personnel est composé d'hommes recrutés dans les unités F.F.I., notamment tous les anciens artilleurs. Le matériel est récupéré dans un rayon de 300 km, jusqu'en Normandie. Il s'agit d'anciens matériels allemands restés sur le champ de bataille, ainsi que d’obus prélevés dans des dépôts de munitions non détruits. La majorité des canons récupérés sont des canons de 75 PAK 40 et des 105 mm.
Les moyens automobiles sont très réduits : 9 voitures de liaison, 2 camionnettes, 6 camions, 1 moto et 1 moto-chenille. Le matériel est remis en état par des mécaniciens trouvés dans les unités ou par des entreprises civiles, comme l’Institut Polytechnique de l'Ouest et les Chantiers d'Indret, qui construisent des appareils de pointage. Au quartier Mellinet le capitaine de Valroger s'occupe de la formation d'élèves gradés au sein d'une batterie d'instruction.
Pour contrer la forte artillerie allemande, le 15 décembre est donc créé le 20e Régiment d’Artillerie Divisionnaire (20e R.A.D.). Cette unité sera constituée de quatre groupes d’artillerie, devant théoriquement chacun contenir trois batteries...
("L'incroyable histoire de la Poche de Saint-Nazaire" par Luc Braeuer, Conservateur du Grand Blockhaus)
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| Le 4e Régiment de Fusiliers Marins garde la Vilaine |
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Le 5 octobre 1944 à Paris, le ministre de la marine française, M. Jacquinot, a convoqué le capitaine de frégate Marchand. Il l’a chargé de mettre sur pied le 4e Régiment de Fusiliers Marins (4e R.F.M.). Cette unité doit regrouper tous les marins qui ont combattu dans les rangs des F.F.I. pour la libération du territoire, donc capables de se battre « à terre ».
Jusqu'à fin octobre le capitaine de frégate Marchand a pris contact avec les différents chefs locaux de la marine à Toulon, Toulouse, Dijon et Vichy pour regrouper des éléments très dispersés. Une compagnie a même été formée à Amiens par d'anciens marins démobilisés après le sabordage de la flotte à Toulon ! Les hommes ont été regroupés au camp de Ruchard près de Tours à la mi-novembre, où il n'ont même pas de chaussures de dotation ! Ils perçoivent enfin leurs armes le 14 décembre et peuvent partir vers Vannes où ils sont mis à la disposition du général Borgnis-Desbordes, commandant les Forces Françaises du Morbihan...
("L'incroyable histoire de la Poche de Saint-Nazaire" par Luc Braeuer, Conservateur du Grand Blockhaus)
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| L’escadron autonome Besnier, unité blindée |
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Le 4 août 1944 la ville de Châteaubriant a été libérée par les troupes américaines. Le lieutenant de réserve de cavalerie Guy Besnier a formé un groupe F.F.I. La première mission de l’unité consiste à garder les dépôts abandonnés par les Allemands. Le 12 août un parachutage permet à ces volontaires de s'armer alors que le 14 un dépôt de munitions est découvert pendant le ratissage de la forêt d'Areze. Le groupe armé prend position dans le secteur de Saint-Etienne-de-Montluc...
...Le 15 octobre 1944 les Allemands effectuent une offensive pour gagner 35 km² de terrain en établissant leurs lignes sur la route Saint-Père-en-Retz - Frossay. Des accrochages sérieux ont lieu à quelques kilomètres devant Chauvé avec le 1er G.M.R. sur la route de St-Michel-Chef-Chef. Durant ces actions le soldat André Lemesle est tué et le M.d.L. Pierre Jarno blessé. L'entrée en action des auto-mitrailleuses et des mortiers va permettre de dégager les hommes et surtout les blessés qui vont être soignés à Chauvé par l'abbé Serot. Le lieutenant Besnier est nommé au grade de capitaine...
Le 1er G.M.R. joue un rôle important dans l'attaque allemande du 21 décembre sur l'ensemble du front, heureusement, aucune perte n'est à déplorer dans l'unité. Le Noël 1944 est fêté sur les lignes par une température de -10°C. Le 27 décembre l'effectif du 1er G.M.R. passe à 183 grâce à la venue de volontaires F.F.I. originaires de Basse-Normandie. Ces derniers en apprenant que le capitaine Besnier était un officier des chars, lui déclarent qu'il reste de nombreux blindés sur les champs de bataille de Normandie. Le capitaine Besnier, très intéressé par cette information, obtient du colonel Chomel l'autorisation de se rendre sur place.
Suite à cette visite, de janvier à mars 1945, une équipe de mécaniciens du 1er G.M.R. travaille en Normandie d'arrache-pied pour remettre en état une quinzaine de blindés. Ce travail doit permettre, de retour sur le front sud de la Poche, de constituer un escadron blindé. Les mécaniciens doivent parfois sortir des cadavres de soldats allemands gelés dans les chars pour aller récupérer des matériels d'optique et les équipements de tir. Pour les autres soldats de l'unité restés au sud-Loire, les patrouilles continuent autour de Chauvé, La Bernerie-en-Retz et La Sicaudais.
Les engins récupérés en Normandie sont les suivants :
- 1 char Tiger I (canon de 88 mm, poids 57 tonnes, équipage 5 hommes)
- 1 char Tiger II (appelé aussi Tigre Royal, canon de 88 mm, poids 68 tonnes, 5 hommes)
- 1 char Panther (canon de 75 mm, poids 45 tonnes, 5 hommes)
- 11 chars Panzer IV (canon de 75 mm, poids 20 tonnes, 5 hommes)
- 1 semi-chenillé Panzerwerfer 42
- 2 remorques de chars semi-chenillées dont une avec grue
- 1 camion atelier avec tour et groupe électrogène
- 4 camions et 4 camionnettes de pièces de rechange.
Début mars 1945, fort de ses nouveaux matériels blindés, le 1er G.M.R. devient l'Escadron Autonome de Chars Besnier. L'unité se rend en garnison à Machecoul pour former les équipages de chars. Les blindés sont nommés et peints aux couleurs françaises avec des cocardes bleu-blanc-rouge et des croix de Lorraine...
("L'incroyable histoire de la Poche de Saint-Nazaire" par Luc Braeuer, Conservateur du Grand Blockhaus)
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| Un régiment de Soissons en renfort en février 1945, le 67e R.I. |
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Après les combats pour la libération de Soissons les 28 et 29 août 1944, la résistance formée d’éléments appartenant aux réseaux O.C.M., Libération-Nord, F.T.P. et Alliance, se regroupe à la caserne Gouraud. Des bataillons sont formés.
Le commandement des F.F.I. est assuré pour le 2e bataillon par le capitaine Louis Pruvost et pour le 3e par la capitaine Le Pape, ancien officier de cavalerie de 39-40. L’encadrement est fourni par d’anciens sous-officiers et cadres du 67e R.I., ancien régiment de Soissons, qui se sont engagés dans la Résistance. Le régiment reçoit des renforts avec l’arrivée de deux compagnies de F.T.P. du Nord, en majorité des mineurs.
Comme les autres unités en reconstitution, l’armement est hétéroclite tout comme les uniformes et les véhicules qui proviennent de récupérations diverses. L’instruction commence et les hommes signent le 21 octobre 1944 leur engagement pour la durée de la guerre...
("L'incroyable histoire de la Poche de Saint-Nazaire" par Luc Braeuer, Conservateur du Grand Blockhaus)
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| La 4e demi-brigade de Chasseurs à Pied |
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A l'autre bout de la France, la 4e demi-brigade de Chasseurs à pied, qui finit son instruction dans les Vosges, s'embarque le 3 mars 1945 à bord de deux trains. Destination: le front de la Poche de Saint-Nazaire. Cette unité a été formée à Châteauroux début janvier 1945 par des éléments du 90e R.I. qui ont formé le 1er B.C.P. et du 68e R.I. pour le 5e B.C.P. Elle est composée de 1500 hommes répartis entre l'état-major, une C.A.C. (compagnie anti-chars), une C.C.I. (compagnie canon infanterie), le 1er et 5e B.C.P. Son chef est le lieutenant-colonel Petit, un officier d’active. Ces unités arrivent par train à Redon le 6 mars 1945 ; le lendemain le général Chomel met à leur disposition le 17e B.C.P. qui était en repos à Nantes...
("L'incroyable histoire de la Poche de Saint-Nazaire" par Luc Braeuer, Conservateur du Grand Blockhaus)
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| Avril 1945, la 25e Division d’Infanterie est prête |
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Le 1er mars 1945, afin de mieux marquer le caractère opérationnel des Forces Françaises de l’Ouest, un changement d’apellation intervient. Les F.F.O. deviennent « Détachement d'Armée de l'Atlantique » (D.A.Atl.).
Début avril 1945, les forces françaises en présence sur le front de Saint-Nazaire sont principalement celles de la 25e Division d’Infanterie, soient 16383 hommes. Les bataillons F.F.I. ont été dissous et leurs effectifs versés dans les différentes unités de la division. Il faut ajouter à cette division d’infanterie commandée par le général Chomel le 4e R.F.M. qui garde le secteur de la Vilaine au sein de la 19e Division d’Infanterie, les II et III/67e R.I. situés dans le sous-secteur de Plessé et l’escadron autonome Besnier resté indépendant.
Le 2 avril 1945 chaque unité de la 25e Division d’Infanterie détache une compagnie de marche. Cette compagnie aura l’honneur d’aller percevoir son étendard à Paris des mains du général de Gaulle. Les compagnies d’honneur des différentes unités forment temporairement ensemble un bataillon de marche sous les ordres du lieutenant-colonel Petit, chef des Chasseurs. Le bataillon de marche, après avoir défilé à Paris le 6 avril devant le général de Gaulle et reçu ses drapeaux Place de la Concorde, défilera à son retour à Nantes devant le général Chomel.
La 25e D.I. est composée du 21e Régiment d'Infanterie (bataillons I, II et III), du 32e R.I. (I, II et III), du 1er Régiment de Hussards (4 escadrons), de la 4e demi-brigade de chasseurs (1er, 5e et 17e B.C.P.), du 8e Cuir (5 escadrons), du 20e R.A.D. (4 groupes), du 91e Génie, du 125e F.T.A. (D.C.A.), du 9e train auto (185e, 285e, 385e et 485e compagnies de transport), de la 125e compagnie de réparation de matériel, du 125e bataillon médical, du 125e groupe d’exploitation (intendance) et de la 80e compagnie mixte de transmissions...
("L'incroyable histoire de la Poche de Saint-Nazaire" par Luc Braeuer, Conservateur du Grand Blockhaus)
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